Nouvelles technologies

Apple contre Samsung. La guerre des brevets continue. Apple remonte sur le ring cette semaine dans le combat qui l’oppose à Samsung. La firme à la pomme accuse le groupe sud-coréen d’avoir violé cinq de ses brevets pour la fabrication de son nouveau téléphone le Galaxy S4. Samsung rencontre déjà un succès retentissant avec son nouveau Galaxy S4, mais Apple n’a pas dit son dernier mot contre son concurrent. Le groupe californien a déposé un nouveau recours en justice cette semaine contre le dernier appareil du sud-coréen. Le Galaxy S4 est une nouvelle pomme de discorde entre les deux géants. La firme de Cupertino a demandé au tribunal de San Jose d’ajouter le téléphone à la liste des produits Samsung concernés par une nouvelle procédure judiciaire pour violation de brevets. Selon Apple, le smartphone coréen utilise cinq de ses brevets illégalement. Le groupe de Tim Cook a réalisé des tests sur le Galaxy S4 le 27 avril dernier. Après inspection du code source, Apple estime que le nouveau produit phare de Samsung viole des brevets liés à son interface utilisateur, à son assistant vocal personnel Siri, ainsi qu’à la façon de synchroniser les données. Une première audience a été fixée au 25 juin devant le tribunal californien de San Jose. Mais il ne faut pas s’attendre à un dénouement de l’affaire de sitôt. Les deux groupes se livrent une guerre judiciaire sur les brevets dans de nombreux pays, avec des résultats variables. En Californie, le premier méga-procès qui a opposé les deux géants s’est soldé par une défaite des deux camps. La justice américaine a confirmé en janvier l’amende d’un milliard de dollars infligée à Samsung, mais a rejeté les demandes d’Apple, qui réclamait le triple de ce montant. Elle a aussi refusé la demande formulée par Samsung, d’un nouveau procès sur le fond de l’affaire. Un verdict qui n'a pas empêché les deux fabricants de relancer leur querelle sur de nouveaux produits. En dehors des tribunaux, Samsung a ravi la première place à Apple depuis 2011. L’an dernier, le sud-coréen s’est adjugé 30% de parts de marché contre 19% pour la firme à la pomme.

Sécurité. Twitter sécurise les comptes avec une double authentification. Twitter informe, sur son blog, qu'il déploie un système de sécurité à double authentification basé sur l'envoi d'un code par SMS. Ce système est similaire à celui employé sur certains sites d'e-commerce au moment du paiement par carte bancaire ou par Google sur sa messagerie Gmail lorsqu'on y accède depuis un terminal connecté inhabituel. Twitter a été contraint de sécuriser l'accès aux comptes à la suite de plusieurs tentatives réussies de piratage. Pas plus tard que le 23 avril 2013, le compte de l'agence de presse américaine, Associated Press, avait été piraté pour diffuser une fausse information à propos d'un attentat qui aurait eu lieu à la Maison Blanche. Pour mettre en œuvre la sécurisation à double authentification, le titulaire d'un compte devra accéder à ses paramètres (account settins), cocher l'instruction "nécessite un code de vérification lors de la connexion" et cliquer sur "ajouter un téléphone" et suivre l'invite qui s'en suit. Une fois ces opérations réalisées, un code à six chiffres sera envoyé par SMS à chaque nouvelle connexion au compte twitter.

Energie. Le X Lab de Google rachète une société de cerfs-volants générateurs d’électricité. Google Glass, les lunettes intelligentes, stars de la dernière Google I/O, et Google Car, les voitures sans chauffeur, sont sortis de ce lieu hyper secret, le X Lab. Un laboratoire qui recherche sur le long terme et invente des produits ou technologies appelées à changer nos vies d’ici plusieurs années, voire décennies. Aussi, le rachat par ce laboratoire de la société Makani Power est-il, en soi, une grande nouvelle, car il entrebâille un peu la porte du saint des saints. Même si, avouons-le, il est difficile de savoir exactement ce que Google entend faire de cette acquisition : alimenter ses data centers ? En effet, Makani Power, au sein duquel Google possède des parts depuis 2007, est une société qui conçoit des turbines éoliennes… aériennes. Des cerfs volants géants qui produisent de l’électricité. Avec leur envergure d’environ huit mètres, ils montent à une altitude variant entre 240 ou 610 mètres pour prendre les vents d’altitude. L’objectif avoué de Makani Power étant de permettre d’augmenter le pourcentage d’énergie renouvelable utilisé afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles. Cette acquisition démontre en tout cas la volonté de Google de participer à une évolution profonde de la société. De même que la Google Car est conçue pour réduire à termes le nombre de voitures nécessaires en généralisant une sorte de partage de la voiture entre plusieurs utilisateurs au fil de la journée, ces éoliennes ont un potentiel important pour changer la société des hommes et leur impact sur la nature.

Campus. Amazon veut construire un campus futuriste à Seattle. Après Facebook, Google et Apple, c’est au tour d’Amazon de vouloir construire son campus. Seule différence avec les projets gigantesques de ses concurrents, il ne sera pas situé dans la Silicon Valley mais à Seattle révélait Cnet le 21 mai 2013. D’après les plans, révélés cette semaine, il s’agira d’un complexe très futuriste, composé d’une grande tour de verre au pied de laquelle se trouveraient de trois sphères semblables à des serres. La société d’architecture NBBJ, également chargée du campus de Google, a ainsi présenté plusieurs maquettes [PDF] de ce que pourrait être le nouveau site. D’après les descriptions fournies, la tour comportera 37 étages accueillant 6 000 mètres carrés de bureaux et un restaurant interne. Les dômes de verre géants, qui doivent encore obtenir l’autorisation de la ville de Seattle, mettront environ six ans à être érigés. Ils comprendront des salles de repos, des espaces de réunion et des zones dédiées aux arbres et plantes. L’objectif, est-il écrit dans le projet immobilier, est de « créer un environnement où les employés pourront travailler et vivre dans un espace naturel, un peu comme dans un parc ». L’entreprise a prévu l’extension de ses locaux depuis plusieurs mois. Elle a ainsi provisionné plus de 1 milliard de dollars (900 millions d’euros) dans cet objectif en octobre dernier.