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Royal-Gouvernement. M. Benkirane : « Le gouvernement bénéficie de la confiance de Sa Majesté le Roi. ». Le Chef de gouvernement, M. Abdelilah Benkirane a affirmé, jeudi que "le gouvernement bénéficie de la confiance de Sa Majesté le Roi Mohammed VI". Le ministre de la communication , porte-parole du gouvernement, M. Mustapha El Khalfi, a indiqué lors d'un point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement, que M. Benkirane a "assuré les membres du gouvernement de la confiance dont ce dernier bénéficie de la part de Sa Majesté le Roi", soulignant que l'exécutif "poursuivra son action dans le cadre de la mise en oeuvre des réformes annoncées précédemment". Le ministre a précisé que ces réformes concernent, notamment, la Caisse de compensation et les régimes de retraites, ainsi que la réforme fiscale et celle du système judiciaire. M. Benkirane, a ajouté le ministre de la communication, a mis l'accent sur la détermination du gouvernement, dans toutes ses composantes, à poursuivre ces réformes et assumer pleinement ses responsabilités, afin de s'acquitter de ses missions, soulignant que le Chef de gouvernement a salué l'éfficacité de ses membres et leur dévouement dans l'accomplissement au mieux de leurs devoirs. (MAP)

Incendie. Explosion et fumée noire au Parlement de Rabat. Une explosion qui s'est produite hier à 17 heures sur le la terrasse du Parlement, suivie d'un important incendie qui a semé la panique autour de la Chambre des députés. Une bonbonne d'acétylène utilisée par une entreprise privée dans un chantier pour des travaux de soudure par points chauds sur le toit du Parlement aurait explosé endommageant ainsi les installations aérauliques. L'incendie qui a provoqué un grand nuage de fumée qu'on pouvait apercevoir à des kilomètres à la ronde a été maîtrisé par des équipes de pompiers dépêchés immédiatement sur place. L'incendie n'a pas dissuadé les diplômés chômeurs à poursuivre leur sit-in devant l'enceinte du Parlement. Une foule de badauds s´est jointe à eux dans la foulée. Selon les dernières informations, l'incendie n'aurait heureusement fait aucune victime. Vidéo disponible sur la page Facebook Le 2 Minutes.

Politique. Mezouar s’attire les foudres du PJD. Les déclarations de Salaheddine Mezouar mardi 21 mai 2013, lorsqu’il était invité du Forum de la MAP lui ont attiré les foudres du PJD. Le président du Rassemblement national des indépendants, ancien ministre des finances avait demandé la démission du gouvernement Benkirane. « Non seulement il y a des problèmes entre ses composantes, notamment la guerre entre le PJD et l’Istiqlal, mais ce gouvernement n’est pas parvenu à amorcer ne serait-ce qu’un début de réflexion sérieuse sur les pistes à même de sortir le pays de son marasme économique et social. Il a échoué sur toute la ligne, c’est un constat que l’on fait sans aucune surenchère », a-t-il déclaré. Pour le chef du groupe parlementaire du PJD à la première chambre du parlement, Abdellah Bouanou, l’appel de M. Mezouar à la démission du gouvernement « trahit la volonté de ceux qui espèrent le retour à des pratiques anciennes, et veulent saboter la dynamique démocratique initiée depuis quelque temps ». M. Bouanou a ajouté que « ce qui est visé, c’est le PJD et le plan de réforme ambitieux qu’il veut mettre en chantier. Quelle que soit l’attitude des uns et des autres, notre parti ne pliera pas.». Il faut dire que M. Mezouar est allé plus loin dans ses déclarations. Non seulement il veut le départ du cabinet actuel, mais il a déclaré qu’il était prêt à diriger le gouvernement si jamais on le lui demandait. « Je sais que le RNI est troisième et je ne suis pas en mesure de dire ce que prévoit précisément la Constitution si jamais le gouvernement Benkirane perd la majorité au parlement et donc démissionne, nous précise-t-il. « Moi je suis pour des législatives anticipées pour pouvoir désamorcer la crise. Quant à la capacité du RNI de présider un gouvernement, je dis que nous avons la compétence et le savoir-faire pour cela, mais chaque chose en son temps ». Les dirigeants du PJD ne sont pas du même avis : « Avec des élections anticipées, le PJD peut rafler aisément une confortable majorité. Le RNI n’a qu’à bien se tenir. Les rêves de son président ne deviendront pas facilement réalité » affirme l’un d’entre eux.

Sahara. Rabat interdit à un journaliste espagnol d’entrer à Laâyoune. Le Maroc a interdit, mardi, à un journaliste espagnol, travaillant à la station régionale Las Palmas de la radio Ser, d’entrer à Laâyoune. Une fois interrogé par des agents de la sûreté, durant une trentaine de minutes dans une salle de l'aéroport, il a été invité à monter à bord du même avion qu’il a pris en partance des Iles Canaries. La Ser assure que son salarié était, pourtant, muni d’un faxe adressé par la direction de la radio au ministère de la Communication. Elle n’a pas pour autant parlé d’un éventuel aval du département de Mustapha El Khalfi. Le journaliste espagnol se rendait au Sahara pour relayer la commémoration du 40ième anniversaire de la création du Polisario au Sahara. La grande marche d’une heure des polisariens qui devait se tenir, dans l’après-midi, n’a elle pas eu lieu. Une source à Laâyoune, indique que vers 16h30 (GMT) des dizaines de personnes commençaient à se rassembler au boulevard Smara mais elles sont très vite rentrées chez elles. Le fort déploiement des forces de sécurité a servi d’élément dissuasif aux sympathisants du Front qui essayaient d'initier la manifestation. Par ailleurs, la Wilaya de Laâyoune a rappelé sa décision d’interdire toute marche ou sit-in non autorisé. Appréhendant de possibles confrontations entre la police et les jeunes, les propriétaires des cafés et autres boutiques de l’avenue Smara ont préféré fermer leurs commerces. Si à Laâyoune, la police a empêché, mercredi, la tenue de mouvement de protestation, ce n’est pas le cas à Boujdour où la situation était plus tendue. La ville portuaire a connu des affrontements entre les forces de l’ordre et des diplômés sahraouis réclamant de l’emploi direct dans la fonction publique. Des informations font état de l'« usage excessif de la force » lors de la dispersion de la manifestation, laquelle n’aura duré, en tout, que cinq minutes. Boujdour est le nouveau bastion des sympathisants du Polisario au Sahara. (Yabiladi) 

Droits de l’Homme. Amnesty brosse un sombre tableau des droits de l’Homme au Maroc. Prévisible. Le rapport annuel 2013 d’Amnesty international, publié hier, brosse un sombre tableau de l’état des droits de l’Homme au Maroc, en voici les principaux points noirs. D’emblée, Amnesty international pointe du doigt les autorités, responsables selon elle, «des restrictions à la liberté d’expression et engagé des poursuites contre des détracteurs de la monarchie et des institutions étatiques, ainsi que contre des Sahraouis partisans de l’autodétermination ». Ce sont là les principaux griefs d’AI contre l’Etat marocain. L’association revient sur le sit-in organisé par une vingtaine d’opposants à la cérémonie d’allégeance : « En août, la police a eu recours à une force excessive envers des personnes qui protestaient devant le Parlement à Rabat contre une cérémonie annuelle commémorant l’accession de SM le Roi au trône. Un journaliste qui couvrait l’événement a également été maltraité ». Dans la rubrique terrorisme, Amnesty accorde une importance particulière à deux MRE : Ali Aarass, un belgo-marocain et Mohamed Hajib, un germano-marocain. Madrid avait extradé, le premier en décembre 2010, suite à une demande de Rabat. AI estime que cette extradition est une « violation des mesures provisoires ordonnées par le Comité des droits de l’homme [ONU] car il risquait d’être torturé et maltraité au Maroc. Il aurait été contraint de faire des « aveux » sous la torture ». Novembre 2011, il est condamné, en première instance à 15 ans de prison, réduite, en appel à 12 ans. Une peine qui pourrait être revue à la baisse, en fin d’année, lorsque la cour de cassation statuerait sur ce dossier. L’affaire du deuxième MRE est plus grave pour l'image du pays sur la scène internationale. Le Groupe de travail sur la détention arbitraire, relevant de l’ONU, a conclu, en août, que la détention de Hajib est « arbitraire » et a demandé sa libération. Le vendredi 17 mai, un communiqué d’Amnesty accusait les autorités marocaines de torturer six détenus sahraouis.