International

Etats-Unis-Maroc-Algérie. Une Marocaine et un Algérien tués par balles dans le Massachussetts. La Police a retrouvé dans une Ford Ltd, les corps impactés de balles d’une Marocaine de 38 ans, Karima El-Hakim et de Zouaoui Daniel-Elkebir, un Algérien de 51 ans à Chelsea, petite ville du comté de Suffolk dans l’Etat du Massachussetts, révèle le Boston Herald. Les investigations indiquent, selon les témoins, que des coups de feu auraient retenti aux environs de 3h45 du matin. Le porte-parole du Procureur de la République du comté de Suffolk, Jake Wark, a signalé quant à lui que ce meurtre ne semble pas anodin. D’autre part, le grand frère d’Elkebir ne connaissait pas la relation, sous enquête, entre les deux victimes, qui vivaient ensemble dans la localité d’Everett, non loin de Boston.

Tunisie. Eloge de Ben Laden et d'Al-Qaïda en direct sur Ettounissia TV. Lors de l'émission "9 Heures du Soir" sur Ettounissia TV, Bilel Chaouachi, le porte-parole d'Ansar Al-Charia, a refusé, au nom du mouvement, de se soumettre à la loi et de demander l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour organiser , dimanche 19 août, le congrès annuel de ce mouvement salafiste jihadiste à Kairouan (centre). Il entend défier, ainsi, les services du ministre de l'Intérieur Lotfi Ben Jeddou. Rappelons que le ministère de l'Intérieur a interdit les tentes de prédication installées de manière anarchique par les groupes salafistes appelant au jihad; et ce depuis l'assassinat du commissaire Mohamed Sboui par des salafistes jihadistes, et les explosions au Jebel Châmbi. Par ailleurs, et à propos de l'appel à la guerre sainte lancé sur la page officielle Facebook d'Ansar Al-Charia par le chef du mouvement Seifallah Ben Hassine (alias Abou Iyadh) – un ancien d'Afghanistan en fuite depuis l'attaque de l'ambassade et de l'école américaines à Tunis, le 14 septembre dernier –, Bilel Chaouachi n'a pas hésité à dire : "Les partisans d'Ansar Al-Chariâ sont âgés entre 20 et 30 ans et nous comptons sur eux pour unifier la nation. Nous croyons au califat. Nous ne reconnaissons pas les élections et nous appelons à l'instauration de la chariâ par tous moyens.". Et d'ajouter: " Ben Laden n'a fait que de bonnes choses et nous lui devions tout. Car, là où Al-Qaïda a gouverné, au Yémen, au Mali, en Syrie, la prospérité a régné." Le présentateur de l'émission, Moez Ben Gharbia, a dû l'interrompre plusieurs fois pour l'empêcher d'accaparer la parole.

Syrie. Un opposant syrien "dévore" le cœur d'un soldat à cause d'une vidéo. La vidéo montrant un présumé membre de l'opposition syrienne arrachant et dévorant le cœur d'un soldat a suscité beaucoup de réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur les raisons qui pousserait l'homme à agir ainsi. Pour comprendre les raisons d'un tel "cannibalisme", la revue américaine Time s'est entretenue, via Skype, avec l'homme en question, qui dit appartenir à l'opposition syrienne. "Je n'ai fait que venger les victimes de Bachar Al Assad. Ce que j'ai fait n'est qu'une réaction à ce que j'ai trouvé sur le téléphone portable du soldat. Il avait filmé une femme et ses deux filles dansant toutes nues", assure Khaled Al Hamad, l'homme qui a arraché le coeur du soldat et l'a dévoré. Ce n'est pas tout, selon l'homme qui envoyer prochainement une vidéo aux soldats de Bachar Al Assad. Cette vidéo le montrerait "découpant en petits et gros morceaux le corps d'un soldat à l'aide d'un sabre". L'homme a tenu à mettre en garde les soldats du régime contre toute attaque de sa région, assurant à tous ceux que la vidéo a choqués: "Vous ne vivez point ce que nous vivons, et ne voyez point ce que nous voyons !".

USA. Barack Obama limoge le patron du fisc américain. Barack Obama a limogé le directeur par intérim du fisc américain (IRS), Steven Miller, en réaction à la controverse provoquée par le ciblage de groupes conservateurs par des agents des impôts. Le secrétaire au Trésor, Jack Lew, a demandé la démission de Steven Miller, réclamée par l'opposition, dans l'espoir de rétablir la confiance de l'opinion dans l'Internal Revenue Service, a déclaré le président américain lors d'une courte intervention mercredi à la Maison blanche. "Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour garantir que de tels faits ne se reproduisent pas", a dit Barack Obama, qui a promis d'oeuvrer avec le Congrès à l'élaboration de nouvelles normes de régulation. Le président américain s'est dit déterminé à régler les problèmes affectant l'IRS et a promis que les employés mis en cause seraient tenus responsables de leurs actes "scandaleux". S'exprimant dans la roseraie de la Maison blanche, Obama a précisé ne pas avoir été au courant de l'affaire avant les révélations publiées par la presse. La Maison blanche a ensuite annoncé qu'Obama avait décidé de nommer provisoirement Danny Werfel, conseiller de la présidence pour les affaires budgétaires, en remplacement de Miller à la tête de l'IRS. L'IRS focalise la colère de l'opposition républicaine depuis les déclarations de l'une de ses responsables, Lois Lerner, qui a reconnu vendredi que des groupes dont le nom comportait les mots "Tea Party" ou "patriote" avaient été ciblés ces dernières années en vue d'un contrôle accru pour leurs demandes d'exonération fiscale. Même si elle a dit que la Maison blanche n'avait joué aucun rôle dans cette sélection, le scandale embarrasse le gouvernement fédéral, déjà attaqué pour sa gestion de l'assaut contre le consulat de Benghazi, en Libye, le 11 septembre 2012 et, tout récemment, pour la saisie par le ministère de la Justice de relevés téléphoniques de journalistes de l'agence Associated Press. (AFP) 

RDC. 40 tués lors d'un affrontement dans l'Est entre l'armée et un groupe local. Quarante personnes, dont 8 soldats congolais, ont été tuées dans des affrontements entre l'armée et un groupe de miliciens Maï-Maï, dans la province du Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo, RDC), a-t-on appris jeudi de source officielle. Ces affrontements se sont produits mercredi à l'aube dans la ville de Beni, à environ 250 kilomètres au nord de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. "Le bilan est de 32 morts du côté des Maï-Maï et de 8 morts dans les rangs des FARDC" (armée gouvernementale), a déclaré au cours d'une conférence de presse M. Mende, porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication. Un précédent bilan de source militaire locale faisait état de 21 morts: 17 miliciens et 4 soldats. Selon le colonel Richard Bisamaza, responsable militaire du secteur, des Maï-Maï ont attaqué à l'aube l'état-major local de l'armée à Beni afin de libérer des camarades emprisonnés à la suite d'une incursion dans un quartier de la ville. Ils ont été mis en fuite après une heure d'échanges de tirs. Plusieurs miliciens ont été lynchés par la foule, a précisé le ministre Mende. "Le gouvernement félicite les bons citoyens (...) qui ont prêté mains fortes aux forces de défense et de sécurité tout en déplorant les excès perpétrés par quelques-uns", a-t-il commenté. Sept miliciens, dont un "féticheur", ont été faits prisonniers, toujours selon M. Mende. Mercredi, lors de la conférence de presse hebdomadaire des Nations unies, un porte-parole militaire de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) avait confirmé ces affrontements, qualifiant la situation dans la province du Nord-Kivu de "tendue et imprévisible". La Monusco dispose d'une base à Beni. Le Nord-Kivu est en proie depuis un an à la rébellion armée du mouvement M23, menée par d'anciens militaires soutenus, selon l'ONU et la RDC, par le Rwanda et l'Ouganda, ce que ces deux pays nient.