Economie

Banques. BMCE Bank s’offre une filiale en Guinée. Seul en lice pour reprendre la Société générale de banques en Guinée équatoriale (SGBGE), le groupe bancaire panafricain Bank of Africa (BOA), filiale du groupe BMCE Bank, a remis mi-avril une offre financière au groupe Société générale. Pour se positionner sur un petit pays qui ne rentre pas réellement dans la stratégie de banque universelle de BOA, Othman Benjelloun, principal actionnaire du groupe panafricain, a dû convaincre les administrateurs internationaux de BOA (Proparco, FMO et BIO), qui s'inquiétaient des raisons qui ont poussé Société générale à vendre une filiale pourtant très rentable. Deuxième banque du pays, la SGBGE affichait fin 2011 5,6 millions d'euros de bénéfices pour 25,1 millions d'euros de produit net bancaire. C'est en effet le risque de ternir son image, dans un pays où l'ombre de la famille au pouvoir, mise en cause dans l'affaire des biens dits mal acquis, plane autour des banques, qui a fait fuir le groupe français. « Société générale a eu du mal à vendre sa filiale, ce n'est pas sans raison », insiste-t-on du côté des administrateurs internationaux de BOA. Dans un conseil d'administration dominé par les Marocains, Othman Benjelloun a fini par emporter la décision : BOA devrait s'offrir SGBGE dans les prochaines semaines.

Industrie automobile. Signature de 8 contrats d'investissement de 600 MDH. Une enveloppe financière de 600 millions de dirhams (MDH) a été consacrée à la réalisation de projets d'investissement portant sur le secteur automobile et devant générer, à terme, plus de 5.700 emplois directs , en vertu de 8 contrats d'investissement signés mercredi à Rabat. Signés entre le ministère de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, le Fonds Hassan II et les entreprises opérantes dans le secteur automobile, ces contrats portent sur les métiers de câblage automobile, les systèmes de climatisation, d'éclairage automobile, d'isolation électrique pour automobile, ainsi que sur le textile automobile. "Le secteur automobile, l'un des métiers mondiaux du Maroc, connait une dynamique considérable avec une croissance de 15 pc de ses exportations en 2012, et bénéficie, à cet égard, des subventions et avantages offerts par l'Etat pour l'encourager davantage", a affirmé le ministre de l'Industrie, du commerce et des nouvelles technologies, Abdelkader Amara. "Ces contrats d'investissement visent d'étoffer la chaine de valeur industrielle, à travers l'implantation d'un certain nombre de fournisseurs, ce qui devrait permettre d'améliorer l'attractivité du Maroc auprès d'autres constructeurs automobiles de renommée internationale", a-t-il poursuivi. (MAP)

Huile. Sofiprotéol, propriétaire des marques Lesieur-Cristal et Puget, structure la filière huile au Maroc. Peu connu du grand public, le groupe Sofiprotéol, qui a réalisé, en 2012, 7,3 milliards de chiffre d’affaires, possède des marques à forte notoriété, comme Lesieur et Puget, dans les huiles ou Diester dans le biodiesel. Créé en 1983 à l'initiative des producteurs français d'oléagineux et de protéagineux, qui sont restés ses actionnaires, le groupe a développé un modèle économique original reposant sur une organisation en filière et visant notamment à développer les débouchés du colza et du tournesol. Pas uniquement dans l'Hexagone mais aussi au Maroc. « Nous développons hors des frontières la même stratégie qu’en France : nous cherchons à construire des filières agro-industrielles et agro-alimentaires qui valorisent les productions agricoles locales. Cette démarche est également bénéfique à nos activités françaises, car, selon les cas, elle peut ouvrir de nouveaux marchés ou sécuriser l’approvisionnement en matières premières des usines en France. Nous avons identifié des zones géographiques bien précises, essentiellement l’Europe au sens large et le bassin méditerranéen, notamment le Maghreb », explique Michel Boucly, directeur général adjoint de Sofiprotéol, en charge de l'engagement durable, de l'innovation et de la stratégie. Sofiprotéol a ainsi investi au Maroc en prenant, début de 2012, 41% de Lesieur-Cristal, numéro un marocain de l’huile alimentaire. Le groupe vient par ailleurs de signer un accord avec le ministère de l’agriculture marocain pour soutenir, dans le cadre du Plan Maroc Vert, le développement des cultures de colza et de tournesol et accroître la production locale d’huile en substitution à l’huile de soja importée.

Maroc-Irak. Le visa, principal frein aux investissements irakiens au Maroc. Au total, 69 entrepreneurs irakiens ont débarqué à Rabat cette semaine. Parmi eux, plusieurs présidents de grandes sociétés implantées à la fois en Irak, Turquie, Jordanie et Grande Bretagne. Ils ont rencontré mardi à Rabat leurs confrères marocains, à l'initiative de l’Association maroco-irakienne pour le développement économique (AMIDE), en présence du ministre du Tourisme Lahcen Haddad et du ministre de l’Equipement et du Transport, Aziz Rabbah. « Cette rencontre [avait] pour objectif d'inciter les businessmen irakiens à investir au Maroc », indique à la MAP, l’homme d’affaire marocain Rahhal Boulgoute, président de l’AMIDE. Il a également annoncé la création récente d’un holding maroco-irakien dont le premier projet consacré à la construction d'un complexe hôtelier à Rabat est d’une valeur de 10 millions de dollars. « Nous voulons développer ce volume. Vu le potentiel des deux pays, nous pouvons facilement arriver à 500 millions dans une dizaine d’années », précise Muhammad Hassan Al Haditi, secrétaire général de l’association. Mais avant, il faudra régler quelques failles qui s’érigent en freins à l’engouement de ces entrepreneurs. Tout d’abord la question du visa. Selon les déclarations à la presse d’un membre de la délégation venue de Bagdad, c’est « un des problèmes majeurs qui bloquent l’arrivée des fonds irakiens au Maroc ». « Comme plusieurs autres pays, le Maroc a pris des dispositions sécuritaires avec ce qui s’est passé en Irak. Cela a rendu la procédure d’obtention du visa marocain trop longue, un mois à mois-et-demi, voire plus dans certains cas », explique M. Hassan Al Haditi. Outre cela, les hommes d’affaires irakiens déplorent le manque de communication de la part de Rabat. « Il n’y a pas de présence marocaine », regrette M. Al Haditi. Pour lui, le fait que le royaume ne vende pas suffisamment en Irak les opportunités d’affaires au Maroc est un obstacle au développement des affaires entre les deux pays. C’est la deuxième fois que les hommes d'affaires irakiens arrivent en grande pompe au Maroc, signifiant leur volonté d’investir davantage au royaume. (Yabiladi) 

Formation Technologique. La ville nouvelle de Tamesna sera bientôt dotée d'un pôle de formation technologique. La ville nouvelle de Tamesna sera bientôt dotée d'un pôle de formation technologique destiné à la formation d'ingénieurs, techniciens supérieurs et des études en sciences et commerce et gestion et ce, en vertu d'une convention de partenariat signée, mardi à Rabat, entre l'Université Mohammed V Agdal (UM5A) et le Groupe Al Omrane. La cérémonie de signature, co-présidée par le ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, Nabil Benabdallah et le ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation des cadres, Lahcen Daoudi, s'inscrit dans le cadre du plan de relance de la ville nouvelle de Tamesna, décliné autour de 23 projets structurants et d'équipements de proximité pour un montant global de 538 millions de dirhams, dont 150 millions de dirhams alloués au pô_le technologique. Intervenant à cette occasion, Benabdallah a indiqué que cette convention, qui lie désormais les deux ministères, avec l'engagement de l'UM5A et le Groupe Al Omrane, vient renforcer davantage un développement homogène de la ville nouvelle de Tamesna et l'équiper, via d'importants projets, de différents services susceptibles de garantir des conditions d'une vie décente et sereine. Il a, également, précisé que ce projet, qui s'étend sur une superficie de 12,5 ha, contribuera à dynamiser l'essor de cette ville et de développer une offre conséquente en formation technologique de haut niveau. «Nous visons à travers ce projet prometteur la construction d'un vrai pôle de formation universitaire susceptible de renforcer l'identité, l'attractivité et la qualité de vie au niveau de la ville» a-t-il fait savoir. (MAP)