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Royal-Crise du gouvernement. Le PJD rejette catégoriquement toute intercalation de SM le Roi dans le conflit avec l’Istiqlal. «Le secrétariat général du PJD, en conclave pour statuer sur le récent développement, menaçant la majorité, qu’a causé le parti Istiqlal, par sa décision de se retirer du gouvernement, a dit unanimement, son refus du chantage que pratique à son encontre, la nouvelle direction du PI». Ainsi a déclaré sous couvert d’anonymat, un membre du secrétariat général du PJD. Selon ce dernier, l’instance dirigeante du parti islamiste a exprimé son grand étonnement et son aussi grand refus de voir le PI impliquer la personne de SM le Roi Mohammed VI dans «ce conflit qui n’a rien d’institutionnel, mais qui est uniquement partisan». Et la même source d’ajouter que faire référence par le PI à l’article 42 de la constitution, pour appliquer sa décision de retrait du gouvernement, est une supercherie et un pas en arrière, car cet article qui porte description des missions nationales des Rois du Maroc, n’a rien à faire dans un différent politique entres partis. «Nous sommes victimes d’obscurs lobbies qui tente par de telles instrumentations, un freinage de la marche des réformes au pays» a déclaré le membre PJDiste, dont les propos ont été rapporté par un pure player arabophone de la place. Le responsable islamiste a enfin indiqué que la réunion du secrétariat général du PJD, tenue en début de semaine à la capitale, n’a point statué sur des scénarii de rechanges et que «nous restons mus par seule notre volonté de servir comme il se doit notre pays et augmenter dans ce sens notre cadence».

Royal-Comité Al Qods. Les Frères musulmans critiquent le bilan de SM le Roi Mohammed VI, le Qatar serait en embuscade. Le bras politique des Frères musulmans d’Egypte, le parti de la Justice et de la Liberté, ne voit pas d’un bon œil la présidence de SM le Roi Mohammed VI du comité Al Qods. Le quotidien cairote El Watan fait état d'interrogations attribuées au président du groupe des députés au sein du parlement, Issam Al Aryan, lors d’une réunion de la Commission des Affaires étrangères, sur ce qu’a apporté ce comité à la cause palestinienne. « Nous ne voulons pas travailler avec les anciens outils », a-t-il martelé. Et conclure que « le comité Al Qods, présidé par SM le Roi Mohammed VI, un roi jeune et dynamique, n’a pas la moindre valeur ajoutée ». Selon El Watan, l’ambassadeur Alaâ Youssef, directeur de la division Israël au sein du ministère des Affaires étrangères, a appelé l’Organisation de la coopération islamique à opérationnaliser le rôle du comité Al Qods en vue de faire face aux plans de judaïsation de la ville sainte. En d’autres terme retirer ce dossier de la tutelle de SM le Roi Mohammed VI pour le placer entre les mains de l’OCI ou la Ligue arabe. Presque 24 heures après les critiques des Frères musulmans, on a assisté à une réaction du ministère des Affaires étrangères. Le département d’El Otmani exprime son « grand étonnement » suite aux déclarations des personnalités égyptiennes ayant minimisé et déprécié le rôle du Comité Al Qods. De telles déclarations constituent « un déni irresponsable du rôle du Comité et de l'Agence Bayt Mal Al Qods Acharif, dont l'action est supervisée personnellement par SM le Roi Mohammed VI, à travers des initiatives et projets vitaux visant à protéger la ville Sainte, à préserver son patrimoine religieux et civilisationnel et à soutenir la résistance de ses habitants contre toute tentative de judaïsation ». De son côté, l’Agence Bayt Mal Al Qods, dirigée par le Marocain Abdelkébir Alaoui M'Daghri, ancien ministre des Affaires islamiques de 1985 à 2002, a dénoncé les propos du député Issam Al Aryan, précisant qu’elle « poursuit son action, sous la supervision personnelle de SM. le Roi Mohammed VI ». L’Agence assure que « le royaume du Maroc participe à hauteur de 80% à l’enveloppe budgétaire consacrée à ces projets, tout en se gardant d’instrumentaliser cette cause à des fins politiciennes ou sectaires ». (MAP)

Maroc-Algérie. Tour de vis sur la frontière Algérie-Maroc, Alger installe 24 nouveaux postes de contrôle. A la demande marocaine d'ouverture des frontières terrestres, l’Algérie vient de répondre en opérant un tour de vis sur les 700 kilomètres qui la séparent du royaume. Lundi, le ministre de l’Intérieur du gouvernement Abdelmalek Sellal annonce l’installation de vingt-quatre nouveaux postes de contrôle en vue de « lutter contre la contrebande des carburants et le trafic de drogue », a expliqué Dahou Ould Kablia lors d’une conférence de presse, consacrée à l’approvisionnement du mois de Ramadan, à laquelle a également assisté le ministre du Commerce. « Nous sommes doublement pénalisés. Les contrebandiers font sortir le carburant et introduisent des drogues » en provenance du Maroc. « Nous sommes contraints d’importer du mazout en attendant l’exploitation des quatre nouvelles raffineries », indique-t-il. Des installations encore en chantier. En 2012, l’Algérie a en effet importé 2 millions de tonnes de gasoil et 500 000 tonnes d’essence. « Nous avons tout essayé. Mais les gens des frontières refusent de travailler dans l’agriculture. La contrebande leur offre mieux. Je pense que la seule solution qui nous reste, c’est de sévir », menace le ministre de l’Intérieur en visant les trafiquants des deux côté des frontières. Selon la presse locale, Ould Kablia prévoit d’introduire des modifications sur le code pénal pour un durcissement des peines contre les contrebandiers. Ne dérogeant nullement à une ligne de conduite bien établie chez les autorités du voisin de l’Est, Dahou Ould Kablia conditionne un retour à l’avant août 1994 à un fort engagement marocain dans la lutte contre la contrebande et le trafic de drogue. « J’ai soulevé ce problème avec mon homologue marocain (Mohand Laenser, ndlr). Je lui ai dit que si les autorités marocaines ne font pas d’effort, les choses ne vont pas avancer ». Une allusion au dossier de la réouverture des frontières terrestres, toujours renvoyé aux calendes grecques. Les autorités algériennes craignent qu’une telle normalisation ne puisse profiter qu’à l’économie marocaine et entame leur confortable stock de devises. Vidéo disponible sur la page Facebook Le 2 Minutes. (Yabiladi)

Presse. Free Arabs, Benchemsi accusé de relayer le discours des conservateurs américains. Ahmed Benchemsi est attaqué sur tous les fronts. Alors que l’ancien directeur de publication de l’hebdomadaire d’opposition marocain Tel Quel est poursuivi pour diffamation par Mounir Majidi, secrétaire particulier de SM le Roi Mohamed VI, à Paris, il est accusé, au même moment, d’être devenu le fer de lance arabe de l’islamophobie et du soutien américain à Israël. Le journaliste Max Blumenthal, ancien d’Al Akhbar, dans un article publié sur Electronic Intifada le 7 mai, associe l’AIC (American Islamic Congress) et Free Arabs, site d’information co-fondé par Ahmed Réda Benchemsi. Le 9 mai, « l’enfant terrible de la presse marocaine » a répliqué sur Free Arabs. Dans son article Max Blumenthal développe longuement sur les financements venus de nombreux lobbys et fondations de la droite conservatrice américaine dont bénéficie l’AIC. « Parmi les soutiens les plus surs de l’AIC, il y a le Donors Capital Fund, qui a offert au moins 85 000 dollars depuis 2008. Donors Capital est parmi les 7 fondations identifiées dans le rapport 2011 du Center for American Progress’s comme « les forces vives du réseau de l’islamophobie aux Etats Unis », écrit notamment Max Blumenthal. Or, il se trouve que Nasser Weddady, outreach director de l’AIC, est également co-fondateur du site Free Arabs. Max Blumenthal se base sur ce lien pour accuser Free Arabs de défendre les mêmes intérêts que les financeurs de l’AIC. Dans sa réponse, Ahmed Réda Benchemsi dénonce une théorie du complot. « L’histoire de Blumenthal […] n’est rien d’autre qu’un château de carte construit autour du concept de diffamation par association. ‘V est aidé par W qui travail pour X qui prend de l’argent de Y qui se tient par ailleurs à Z = V est coupable de Z’ Rien d’original en fait. C’est une tactique assez typique utilisée par tous les théoriciens de la conspiration du monde », écrit Benchemsi. L’ancien directeur de publication de Tel Quel tente surtout de déconnecter le Nasser Weddady fondateur de Free Arabs et le Nasser Weddady employé par l’AIC, mais il peine à convaincre. Selon lui, Max Blumenthal oublie une précision importante faite par Weddady dans sa présentation sur Free Arabs, « Civil Rights Outreach Director at the American Islamic Congress by day, co-founder of Free Arabs by night ». Ses deux activités seraient séparées.

Innovation. Le Maroc participe au concours Intel International Science and Engineering Fair. Trois projets entrent en compétition. Le Maroc ne peut que s’enorgueillir de ses compétences qui jouissent d’une reconnaissance internationale. La dernière en date, c’est la sélection du Maroc pour participer à l’édition 2013 du concours Intel International Science and Engineering Fair destiné à récompenser les innovations des lycées à travers le monde. Cet événement d’envergure internationale se déroule du 12 au 17 mai dans la ville de Phoenix aux Etats-Unis. Le travail de sélection des projets a été effectué par le Centre régional de documentation, d’animation et de production pédagogique et le Centre national des innovations pédagogiques et d’expérimentation. Le jury est composé d’inspecteurs centraux responsables des matières scientifiques et d’enseignants des sciences et technologies. Quid des projets retenus ? Les deux meilleurs projets individuels et le meilleur projet d’équipe ont été choisis pour entrer en compétition. Ainsi, Mouhcine Berrida de Rabat aura à présenter le Light for Reading. Il s’agit en l’occurrence d’une plaquette transparente équipée de lampes de différentes couleurs, fonctionnant à faible tension et qui peut être rechargée par l’énergie solaire. Ce dispositif peut être utilisé pour la lecture dans les endroits sombres ou à faible luminosité, l’équipement permettant de focaliser la lumière seulement sur la page souhaitée sans se refléter dans l’espace. Quant à Smart Helmet d’Ahmed Lamrani de Meknès, il consiste en un casque connecté à une moto à l’aide d’un circuit électrique. Le motard ne peut conduire que s’il porte le casque intelligent. Si le casque est retiré, le véhicule à deux roues s’arrête immédiatement et ne peut rouler que si le motocycliste le remet. Un autre projet qui vient également de Meknès est porté par Omar Hassani et Haytam Belhaj. C’est la crique électrique. Elle s’alimente via la batterie de la voiture à l’aide de l’allume-cigare. La crique est télécommandée sans fil pour permettre aux femmes enceintes et aux handicapés de changer les roues de la voiture sans fournir aucun effort physique. Le Maroc a déjà remporté trois prix lors de la version régionale Intel Science Compétition Arab World.