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Royal. Le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’Etat-Major général adresse un ordre du jour aux FAR. Louange à Dieu, Paix et prière sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons, Officiers, Sous-officiers et hommes de troupes. L’un des bienfaits dont Dieu Nous a comblé est d’avoir inscrit pour Notre Nation des jours de gloire qui font l’éloge des réalisations de la patrie et des épopées de ses hommes, jettent des ponts entre le passé et le présent et consolident la spécificité de Notre identité nationale à travers les générations. Il en est ainsi de cette journée qui a vu naître Nos Forces Armées Royales à l’initiative de Notre vénéré Grand-père, libérateur de la Patrie, Feu SM Mohammed V, Que Dieu L’ait en Sa sainte miséricorde. La création des Forces Armées Royales, dont Nous célébrons aujourd’hui le 57ème anniversaire, a constitué le premier jalon dans l’édification du Maroc moderne. Nous Nous remémorons tous, avec considération et gratitude, les efforts de Notre regretté père, Feu SM Hassan II, qui s’est vu confier, depuis l’indépendance, la responsabilité de direction de cette institution séculaire qu’il avait, que Dieu ait Son âme, entourée de tout Son intérêt et de tous Ses efforts, afin que son édification soit menée à son terme en parfaire harmonie avec nos valeurs civilisationnelles et nationales. La célébration, en ce jour, de ce glorieux anniversaire national, Nous procure un sentiment de satisfaction et de fierté vis-à-vis de Nos Forces Armées Royales avec toutes leurs composantes terrestre, aérienne et maritime et Gendarmerie Royale, auxquelles nous rendons, à cet égard, tout l’hommage et la considération pour leurs sacrifices et leur dévouement à défendre l’intégrité de la patrie et ses acquis, avec l’honneur du soldat marocain authentique, auquel Nous reconnaissons les qualités de noblesse, de fidélité et de dévouement, mais aussi pour le rôle d’avant-garde qu’assument Nos vaillants soldats, que ce soit dans Nos chères Provinces du Sud ou ceux qui sont déployés dans les présides frontaliers, faisant preuve d’une détermination permanente à sacrifier ce qui leur est de plus cher pour repousser tout ce qui est de nature à porter atteinte à Notre intégrité territoriale et Notre souveraineté nationale…

Maroc-France. Majidi poursuit Benchemsi pour diffamation à Paris. Ahmed Reda Benchemsi, fondateur de l’hebdomadaire marocain indépendant Tel Quel et du site Free Arabs, est poursuivi pour diffamation par Mounir Majidi, secrétaire particulier de SM le roi Mohamed VI depuis 13 ans , révèle le Figaro, le mardi 14 mai. Il est convoqué par un juge d’instruction le 16 mai, à Paris, en vue de sa mise en examen. Si le quotidien français ne spécifie pas les motifs de la plainte de Mounir Majidi, il ne fait aucun doute que l’objet du délit est cette tribune article publiée dans Le Monde Idées, par Ahmed Reda Benchemsi, intitulée « La grande corruption règne en maître au Maroc », le 25 juin 2012. Dans cet article, l’ancien rédacteur en chef de Tel Quel, reprenait les accusations qu’il avait déjà portée sur son blog sous le titre « Majidi Business : Cas d’école ». Il y affirme que Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi, a obtenu de la Royal Air Maroc, société publique, qu’elle rachète 24% de capital de la filiale marocaine de l’équipementier américain BaySys alors en grave crise financière, tandis que lui-même, Mounir Majidi, rachète 25% de cette même filiale via deux sociétés écrans. Ahmed Réda Benchemsi accuse donc littéralement Mounir Majidi d’avoir employé l’argent publique, via la RAM, pour racheter une filiale d'une société américaine, selon sa propre volonté et avec l’assentiment du gouvernement de l’époque. « Egalement propriétaire de plusieurs entreprises opérant dans divers secteurs, M. Majidi n'hésite pas, pour défendre ses affaires personnelles, à tirer sur les leviers étatiques dont il dispose », écrit sans détour Ahmed Réda Benchemsi. Après des années de confrontation avec le palais royal, Ahmed Réda Benchmesi avait préféré abandonner Tel Quel, quitter le Maroc pour les Etats Unis, s’ « exiler », selon ses propres mots. En 2012, lorsqu’il écrit cette tribune pour le Monde, il est visiting scholar pour l’université de Stanford en Californie, avec un projet de recherche intitulé « The Seeds of Secularism in the Post-Spring Arab World ». En 2008, Tel Quel, dont il était encore alors le directeur de publication, publiait un portrait peu amène de Mounir Majidi. Beaucoup de suggestions, peu d’affirmations, mais déjà la même idée : Mounir Majidi profiterait de sa position privilégiée au palais royal pour faire fructifier sa propre fortune. Accusé de diffamation en France, Ahmed Réda Benchemsi encourt 12 000 euros d’amende voire plus si Mounir Majidi se constitue partie civile et réclame des dommages et intérêts.

Maroc-Algérie. Fizazi écrit à Bouteflika, la presse algérienne lui répond sèchement. « Réconciliez-vous avec le Maroc avant de mourir ». C’est l’appel « solennel » que vient de lancer Mohamed Fizazi au Président algérien Abdelaziz Bouteflika. Dans sa lettre ouverte, publiée samedi par le quotidien marocain Al Khabar et largement relayée par la presse algérienne, le cheikh dit parler en tant que « citoyen, et au nom de « milliers de Marocains et d’Algériens ». De l’ouverture des frontières, en passant par le Sahara, le Polisario et la Minurso, Mohamed Fizazi n’a rien oublié, allant même jusqu’à lui prédire la mort prochainement. « Vous irez rejoindre le Très Haut prochainement, vous êtes âgé et malade, faites justice envers le Maroc, tant que vous le pouvez encore, car devant l’Eternel, vous ne saurez vous justifier par de quelconques pressions sur vous de quelconques généraux de votre armée », écrit-il. Et de poursuivre : « Devant Dieu, rien ne vous sera bénéfique sauf vos bonnes actions ici bas, et les meilleures dans votre cas, seraient de cesser d’alimenter les séparatismes et les guerres au Sahara marocain et de rouvrir la frontière terrestre pour permettre aux familles déchirées par vos contraintes, de se réunir ». Mohamed Fizazi, qui pour rappel a été condamné à 30 ans de prison pour son influence sur les auteurs des attentats de 16 mai 2003 à Casablanca, avant d’être gracié par le roi en avril 2011, a également réservé toute la deuxième partie de sa lettre au Sahara. Toujours est il que cette lettre en question n’a pas manqué de susciter toutes sortes de critiques en Algérie. « Les salafistes marocains ont un nouveau combat : sauver l’âme de notre Président de la République Abdelaziz Bouteflika et le remettre dans le droit chemin avant que celui-ci ne décède », écrit le site d’information Algérie Focus. Le quotidien Liberté Algérie y voit, pour sa part, un complot du « Makhzen ». « Voilà des méthodes d’un autre âge auxquelles a recours le Makhzen, tombé bien bas, pour obtenir ce que la diplomatie marocaine n’a pu arracher à son homologue algérienne », estime le journal. Le principal intéressé, lui, ne s’est pas encore prononcé sur cette lettre. Hospitalisé en France, depuis fin avril dernier, après avoir été victime d’un accident vasculaire cérébral, le chef de l'Etat algérien pourrait bientôt revenir en Algérie.

Licenciement. Benkirane limoge le pilote marocain du programme américain ‘Millennium Challenge Account’. Le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane a décidé de limoger Morad Abid directeur général de l’Agence du partenariat pour le progrès (APP), chargée coté Maroc, de gérer les 700 millions de dollars, accordés par les USA au royaume dans le cadre du programme ‘Millennium Challenge Account ’. Selon le quotidien Akhbar Al Yaoum Al Maghribyia, le chef du gouvernement aurait tranché sa décision concernant Abid, après que des rapports lui ait été soumis, rendant compte des résultats d’un audit des programmes et des marchés de l’APP. Les dits rapports, selon la même source, font état de dysfonctionnements en matière de gouvernance. A rappeler que le programme américain d’aide au développement au Maroc, ‘Millennium Challenge Account ’ est doté d’un budget de 700 millions de dollars destiné selon le plan stratégique du MCA, a renforcé la croissance économique dans des régions défavorisées en augmentant la productivité et en améliorant l'emploi dans les secteurs à fort potentiels à travers 5 projets et une activité. 

Armement. Des Américains enseignent aux Marocains le fonctionnement de drones légers. Des militaires américains enseignent à des soldats marocains le bon fonctionnement de drones légers de combat de type Raven RQ-11B, ou "Raven-B". Des Allemands ont également pris part à cet exercice qui s’est déroulé, début mai, au sud du royaume. C’est, en effet, la première fois que Berlin participe à un tel événement sur le continent africain. Cet entrainement est la composante aérienne des manœuvres militaires entrant dans la cadre de la 13ième édition de l’African Lion qui a eu lieu alors que les opérations terrestres ont été suspendues par le Maroc en réaction au projet de résolution américain prévoyant un élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme au Sahara. Une recherche sur internet nous apprend que ce type de drone est utilisé spécialement par l’armée de terre des Etats-Unis et certains de ses alliés au sein de l’OTAN, les Britanniques, Espagnols, Australiens, Danois, les Néerlandais ainsi que les Italiens. Le Maroc parvient, ainsi, à arracher une place au sein de ce club, visiblement très select. Le drone Raven-B, est "conçu pour un déploiement rapide et une grande mobilité pour les opérations militaires et commerciales. Le Raven répond aux exigences de l'armée pour la reconnaissance à basse altitude, de surveillance et la détection des objectifs », lit-on sur le site spécialisé army-technology.com. Le drone est lancé à la main avant d’être propulsé grâce à un moteur électrique. Il atteint la vitesse de 95km/h pendant environ une heure et demie. Le coût de chaque Raven avoisne les 35 000 dollars. Un prix qui augmente à 250 000 dollars en incluant le système de guidage. Par ailleurs, ce drone a des capacités offensives et défensives. Il peut être utilisé, également, dans le cadre d’opérations civiles. Normalement, cet exercice de familiarisation des militaires marocains avec le fonctionnement des drones légers de type Raven RQ-11B devrait se conclure par la signature, dans les prochains mois, d'un contrat d’achat de ces appareils. Il y a de fortes chances que le Maroc emboite le pas, notamment à la Grande-Bretagne, le Danemark (12 systèmes) et aux Pays-Bas (72 systèmes), trois pays ayant acquis ce genre de drone sachant que les Anglais l’ont déjà utilisé en Irak. (Yabiladi)