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Gouvernement. PJD vs Istiqlal, la carte RNI entre en scène pour la majorité. Aussitôt le retrait du Parti de l’Istiqlal de la coalition gouvernementale annoncé, tous les regards se sont tournés vers le RNI que dirige l’ancien ministre de l’Économie et des finances et actuel député à la première Chambre, Salaheddine Mezouar. La raison est toute simple. Le PJD n’a pas assez d’options de rechange, notamment au sein de l’opposition, s’il veut dénicher un nouvel allié pour former une nouvelle coalition gouvernementale. Avec le retrait de l’Istiqlal qui détient actuellement 60 députés au sein de la Chambre des représentants, la coalition gouvernementale dans sa configuration actuelle (PJD, PPS et MP) ne comptera que 157 députés, ce qui mathématiquement implique que le restant de la coalition (PJD, PPS et MP) aura besoin d’un renfort d’au moins 41 députés pour disposer de la majorité simple (198 députés) et espérer son maintien à la tête de l’Exécutif. Il va falloir aller chercher ce renfort au sein de l’opposition politique, où seuls trois partis politiques sont en mesure de combler le déficit. Il s’agit d’abord du RNI (49 sièges), de l’USFP (39 sièges) et du PAM (47). En prenant en compte plusieurs aspects de la scène politique nationale, un seul parti sort du lot et constitue de ce fait la pièce de rechange pour le gouvernement…

Sahara. Hamid Chabat accuse des ministres du gouvernement de trahison à la nation. Le secrétaire générale de l’Istiqlal, Hamid Chabat a accusé certaines ministres du gouvernement d’Abdelilah Benkirane de trahison à la nation. En effet, Chabat qui s’exprimait à un meeting de son parti à la ville de Sidi Kacem, a clamé haut, que des responsables gouvernementaux ont manqué à leurs devoirs quant à la cause nationale de la récupération du Sahara, 'occupé' par l’Algérie. Selon ce qu’a rapporté le quotidien arabophone Al Massae, dans son tirage du lundi 13 mai, Hamid Chabat a fortement décrié de récentes sorties de certains ministres du gouvernement, qui disaient que la question du Sahara serait un ‘dossier caduque’. Hamid Chabat avait exigé d’introduire à l’ordre du jour d’un conseil du gouvernement, la question de la récupération des provinces ‘occupées’ de Tindouf, Béchar, Qnadsa et Hassi Beida ainsi que d’autres régions du Sahara qu’avaient annexé la France du temps de son occupation, au profit de l’Algérie.

Sahara. Le Polisario, un mouvement qui serait à « l’agonie ». Au moment où les tensions au Sahara, entre pro et anti-Polisario, se sont de plus en plus ressentir, un journaliste espagnol, spécialiste de la question, affirme que le mouvement séparatiste est en très mauvaise position. « Pour les analystes qui connaissent la réalité et qui sont informés jour par jour de tout ce qui se passe dans la zone sahélo-saharienne, en particulier dans le Sahara et dans les camps de Tindouf, l’agonie du Polisario est un fait irréversible », estime l’éditorialiste Ramon Moreno Castilla. Une « analyse prospective de l'évolution des événements en Algérie, acteur principal de tout ce qui se passe actuellement au Maghreb, nous mène de manière indéfectible à un scénario qui n'est pas du tout favorable au Front du Polisario », affirme-t-il, avant de poursuivre : « La dernière cartouche qui restait aux dirigeants du Polisario était de dénoncer cyniquement les supposées violations des droits de l'Homme au Sahara ». Une cartouche qui n’a pas servit à grand-chose, selon le journaliste, au vu de l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU, le 25 avril dernier, de la résolution 2099. Celle-ci, pour rappel, prolonge d’un an le mandat de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO), sans inclure à ses prérogatives le contrôle des droits de l’Homme, comme réclamé par le front. Ramon Moreno va encore plus loin et affirme que le mouvement de Mohamed Abdelaziz a, d’ores et déjà, perdu sa bataille. « Le Polisario, malgré les énormes sommes d'argent qui lui sont accordées par l'Algérie, a été vaincu en son temps sur le champ de bataille et maintenant sur le plan diplomatique, au niveau de l'ONU, le forum politique le plus important au monde ». « En plus, la crise économique actuelle en Europe a mis le Front dans une situation financière chaotique », assure le journaliste. Selon lui, plusieurs gouvernements et ONG de l’étranger ont dû suspendre ou retirer les « aides humanitaires » qu’ils accordaient auparavant au Front, à cause de la crise. D’autant plus que cet argent « n’était pas distribué à la population sahraouie, mais servait à corrompre les dirigeants du Polisario », soutient la même source. Le Polisario, lui, n’exclut pas un retour de « la lutte armée si l'ONU échoue dans sa démarche d'organiser » un référendum.

Gouvernement. Le PAM appelle Benkirane à préciser sa position face à la crise gouvernementale. Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a appelé le chef de gouvernement, Abdelilah Benkirane, à assumer son entière responsabilité en précisant sa position quant à la réalité de l'"actuelle crise gouvernementale", après le retrait annoncé du parti de l'Istiqlal. Le PAM a appelé le chef de gouvernement à "sortir de son mutisme et à assumer son entière responsabilité en précisant au peuple marocain sa position au sujet de l'actuelle crise gouvernementale provoquée par la décision du Parti de l'Istiqlal de se retirer de la coalition gouvernementale et des alternatives qui s'offrent pour remédier aux causes ayant conduit à cette situation afin de pouvoir s'atteler aux questions intéressant la nation et aux attentes des citoyens". Dans une déclaration axée sur la décision du PI de se retirer du gouvernement, le porte-parole du parti a ajouté que sa formation "déplore le retard incompréhensible accusé par le gouvernement, notamment son chef, pour traiter de manière anticipée et sérieuse les problématiques liées au manque de cohésion des composantes de l'exécutif et son insouciance face aux remarques et critiques formulées par plusieurs parties, dont celles exprimées à maintes reprises par notre parti, partant de son souci de contribuer à la réussite de l'expérience démocratique". Rappelant son choix de se positionner dans l'opposition à l'issue des élections législatives de novembre 2011, le PAM estime que la décision de retrait, qui est du reste "révélatrice" de la crise que vit le gouvernement, "ne le concerne qu'au regard des suites négatives qu'elle pourrait avoir au niveau de la gestion des questions importantes du pays et des attentes des citoyens". Partant de son attachement à la clarté de sa ligne de pensée et de ses choix politiques sans cesse défendus à travers ses thèses et ses positions modernistes et démocratiques, le PAM a appelé l'ensemble de ses militants à poursuivre leur action sur tous les fronts pour consolider et enrichir les acquis du Maroc en matière des réformes engagées dans les domaines démocratique et des droits de l'Homme et ce, en renforçant les structures organisationnelles du parti aux niveau régional, provincial et local et en poursuivant leur ouverture sur les questions intéressant le citoyen. (MAP)

Leadership. Tariq Ibnou Ziyad Initiative lance la première édition du « TIZI Leadership Day 2013 ». Consciente des enjeux du leadership et du rôle primordial de la jeunesse dans le développement d’un pays, le réseau Tariq Ibnou Ziyad Initiative (TIZI) organise la première édition du TIZI Leadership Day 2013 qui se tiendra le samedi 18 mai 2013, à partir de 09 heures, à l’Ecole Hassania des Travaux Publics (EHTP), un établissement de référence créé en 1971 et destiné à la formation des ingénieurs marocains. Premier événement du genre au Maroc, le TIZI Leadership Day 2013 permettra à TIZI de présenter son Leadership Institute. Composée d’intervenants de renom, cette plateforme de promotion du leadership se fixe comme objectif de créer les meilleures conditions pour faciliter l’émergence de nouveaux leaders au Maroc. Dans ce cadre, le TIZI Leadership Day 2013 réunira des élèves ingénieurs et le corps enseignant de l’EHTP, mais aussi des dirigeants d’institutions politiques et de formation supérieure, des rédacteurs en chef et de nombreuses personnalités leaders dans les champs politique, économique, culturel et associatif. Parmi elles : Karim Ghellab, président de la Chambre des représentants, Ahmed Abbadi, secrétaire général de la Rabita Mohammadia des Oulémas, Amina Slaoui, vice-présidente de l’Amicale marocaine des handicapés ou encore Samir Benmakhlouf, directeur général de Microsoft Maroc. Le programme du TIZI Leadership Day 2013 comprendra une introduction aux enjeux du leadership, une table ronde de témoignage intitulée ‘de l’aventure personnelle au service du bien-être collectif’, la présentation des 20 espoirs 2013 de TIZI, l’inauguration de l’exposition « Hall of Fame – Leaders in developing countries » ainsi que quatre ateliers pratiques destinés à initier les participants aux différents types de leadership.